Les gens sont-ils prêts pour le long périple de la retraite?

23 novembre 2022

Planifier sa retraite, c’est être prévoyant. Pourtant, beaucoup de gens souffrent de myopie lorsqu’ils font cet exercice – ils ne voient pas au-delà des voyages et des parties de golf qui occuperont leurs premières années de retraite. Ils ne sont guère intéressés par ce qui risque d’advenir plus tard.

Contrairement à il y a 20 ans, nous avons beaucoup plus de chance d’être toujours en vie après 90 ans. Selon une étude du National Institute on Aging (NIA), une personne sur cinq atteindra au moins 95 ans au Canada.

Forts de ces données, les promoteurs de régime de retraite peuvent aider les participants à déterminer s’ils pourront compter sur leurs économies jusqu’à un âge avancé.

« Pour que le revenu de retraite d’une personne dure une quarantaine d’années, il faut que ses placements croissent plus vite que l’inflation », déclare Eric Monteiro, vice-président principal, Régimes collectifs de retraite de la Sun Life.

Selon l’étude du NIA, seulement 10 % des travailleurs du secteur privé profiteront de régimes de retraite à prestations déterminées. La plupart des gens devront plutôt puiser dans leurs REER collectifs et les régimes à cotisations déterminées auxquels ils auront cotisés avec leur employeur.

Regardez le parcours de Céline à la retraite

Le parcours de la retraite

Ces régimes collectifs sont essentiels pour leur retraite, mais exigent d’eux qu’ils fassent des choix de placement.

Les promoteurs peuvent aider ces travailleurs, notamment en les guidant pour les nombreuses décisions qu’ils devront prendre pour bien financer leur retraite, par exemple :

  • Quand commencer à toucher les prestations du Régime de rentes du Québec (RRQ) ou du Régime de pensions du Canada (RPC), et celles du programme de la Sécurité de la vieillesse (SV).
  • Comment effectuer des retraits de leur régime au travail, de leur REER, de leur CELI et de leurs CRI d’anciens employeurs de la façon la plus avantageuse sur le plan fiscal.

Pour faire durer leurs revenus de retraite, les participants devront également tenir compte de leur espérance de vie et de l’inflation, ce qui n’est pas simple.

S’il est vrai que les prestations du RRQ ou du RPC, de la SV et le Supplément de revenu garanti (SRG) pour les aînés à faible revenu offrent une protection, ce n’est pas suffisant. « En réalité, les gens risquent d’épuiser leurs économies pour financer leur train de vie », prévient M. Monteiro.

Selon un récent sondage (en anglais) mené par la firme Ipsos, 95 % des personnes de 45 ans ou plus au pays préféreraient vieillir chez elles, mais seulement 10 % pensent qu’elles auront les moyens de le faire. Cette inquiétude est encore plus forte chez les répondants plus âgés.

« Nous allons peut-être vivre plus longtemps, mais pas nécessairement en santé, souligne M. Monteiro. Dans le passé, les aînés pouvaient beaucoup compter sur leur famille, leur conjoint et leurs enfants adultes pour s’occuper d’eux. Mais c’est de moins en moins le cas aujourd’hui. Nous devrons probablement payer pour obtenir ce genre de soins. »

Cela dit, il reste possible de financer une retraite de quelques dizaines d’années, y compris en tenant compte des soins à domicile. « Le défi pour les promoteurs de régime est de convaincre les participants de se projeter dans un avenir lointain », souligne Nicolas d’Allemagne, consultant-retraite pour la Sun Life.

« La plupart des gens croient qu’ils dépenseront plus d’argent durant les dix premières années de leur retraite qu’au cours des vingt années suivantes, ajoute M. d’Allemagne. En fait, ils risquent d’en dépenser beaucoup plus durant les dernières années de leur retraite. Ils doivent donc aussi envisager cette possibilité. »

Les bons conseils font les bonnes habitudes

Les connaissances financières varient d’un participant à l’autre. « C’est à nous de les aider à se bâtir un portefeuille de placements et à se préparer une retraite durable, dit J. M. Lavoie, vice-président, stratégies et développement du marché, Régimes collectifs de retraite de la Sun Life. S’ils comprennent les différents instruments de placement, ils seront plus susceptibles de les utiliser à leur avantage. »

Pour planifier sa retraite à long terme, il faut faire plus que sélectionner les bons produits et bien répartir son actif. Pour ne pas payer trop d’impôt, on doit décider judicieusement du moment où l’on utilisera ses différentes sources de revenus. Par exemple : fonds de revenu viager (FRV), fonds enregistrés de revenu de retraite (FERR), actifs non imposables comme les CELI, régimes de retraite publics (RRQ/RPC et SV).

Souvent, les participants se tournent vers les promoteurs de régime pour en savoir plus. La Sun Life peut vous aider à les aider. Consultez son Centre de ressources des promoteurs; on y traite de nombreux aspects de la planification de la retraite.

Il est avantageux pour les participants de se tourner aussi vers des experts de la Sun Life comme M. d’Allemagne, qui peuvent leur donner des conseils sur les produits et les options de placement. 

« Une rente, par exemple, est une option que les employés plus âgés envisagent de plus en plus pour contrer la volatilité des marchés et la hausse des taux d’intérêt, dit-il. Mais je conseille toujours à ceux qui y songent de ne pas mettre tous leurs œufs dans le même panier et d’avoir d’autres sources de revenu de retraite, comme des REER. » 

Les participants savent sans doute qu’ils doivent mettre de l’argent de côté, faire un budget, investir pour l’avenir et dresser un plan de dépenses viable pour leur retraite à long terme. Mais ils doivent transformer ces connaissances en habitudes.

Selon Margaret Miyagishima, coach en planification de la retraite à Calgary et fondatrice de Next Stage for You, ils peuvent y arriver s’ils réfléchissent à ce qu’ils obtiendront par ces habitudes : une retraite en santé qui repose sur un bien-être physique, émotif et financier.

« La vie est imprévisible, dit Mme Miyagishima. Les gens doivent apprendre à relever les défis qui se présentent à eux, à faire appel à leur résilience. C’est pourquoi je les encourage à faire équipe avec un conseiller financier. » 

« Les participants qui développent rapidement une perspective globale de leur retraite obtiendront de meilleurs résultats, ajoute M. Lavoie. Lorsqu’il est question de planification et d’épargne pour la retraite, le temps est un allié sûr. » 

Les promoteurs peuvent collaborer avec les fournisseurs de régime pour sensibiliser les participants. Ainsi, les gens qui épargnent et planifient tôt dans leur vie peuvent se permettre de faire des placements plus risqués, qui offrent généralement des rendements plus intéressants à long terme. Même à la retraite, ils devraient affecter une partie de leurs actifs à des placements axés sur la croissance à long terme.

« Si un retraité continue d’investir dans les marchés pendant une trentaine d’années, ce qu’il en retirera formera environ 40 % de son revenu de retraite, affirme M. Lavoie. Il faut donc rappeler aux participants de ne pas trop s’en faire avec les fluctuations de la bourse. Ils devraient plutôt maintenir leurs bonnes habitudes : faire un budget et rééquilibrer leur portefeuille pour qu’il réponde à leurs objectifs à long terme. »

M. Lavoie remarque que la définition de la retraite évolue. « De moins en moins de gens prévoient arrêter de travailler à une date précise, dit-il. Ils doivent aussi continuer de planifier leur retraite. Et les promoteurs doivent les encourager à revoir régulièrement leur plan de retraite pour tenir compte des besoins qui changent avec l’âge. »

Un âge de 95 ans ou plus peut sembler lointain. « Et pourtant, conclut M. Lavoie, il est clair que planifier la retraite le plus tôt possible donnera de bien meilleurs résultats. »

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